La transition énergétique représente le défi économique de notre génération. Les investissements nécessaires se chiffrent en centaines de milliards d'euros. La question n'est plus de savoir s'il faut les engager, mais comment les financer sans fragiliser notre industrie.

Un financement mal calibré ferait courir un double risque : celui de la désindustrialisation, si les entreprises européennes supportent seules le coût de la décarbonation, et celui du rejet social, si l'effort pèse de façon disproportionnée sur les ménages.

Trouver le bon équilibre

L'articulation entre financement public et privé sera déterminante. Les instruments de marché, à condition d'être correctement orientés, peuvent mobiliser l'épargne disponible vers les projets vertueux.

La cohérence dans la durée des politiques publiques constitue le meilleur signal que l'on puisse envoyer aux investisseurs. Cette tribune n'engage que son auteur.