La France vit au-dessus de ses moyens, et le sait. Depuis des décennies, les gouvernements successifs, de toutes sensibilités, ont repoussé l'ajustement nécessaire de nos finances publiques. Le temps de la facilité touche à sa fin.

La charge de la dette, longtemps indolore grâce à des taux exceptionnellement bas, redevient un poste budgétaire de premier plan. Chaque dixième de point de taux supplémentaire se compte désormais en milliards.

Un choix de société

Réduire le déficit ne relève pas de la seule technique budgétaire. C'est un choix de société qui engage la répartition de l'effort et la définition des missions que l'on attend de l'État.

Le courage politique consiste à dire la vérité aux citoyens avant que les marchés ne l'imposent.

L'honnêteté commande de reconnaître qu'il n'existe pas de solution indolore. Mais l'immobilisme, lui, a un coût certain : celui de notre souveraineté financière.